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Rachid Fodil sera libre dans quatre mois (rectifié et actualisé)

« La cour de M’sila a commandé Rachid Fodil à une année de prison ferme, assure l’avocat de Rachid Fodil, Me Amirouche Bakouri, à sa sortie de la cour de M’sila, joint par téléphone.  Quant à son voisin, Hichem Daif, il a pris une peine de six mois de prison ferme. »  La nouvelle  a fait ravir les deux avocats de Rachid Fodil ainsi que le bureau de la LADDH qui ne cachent plus leur joie depuis l’annonce du verdict ce matin.Pour cause, Rachid Fodil sera donc libéré dans deux mois.  Quant à son voisin, Hichem, « il pourra rentrer chez lui à partir de ce soir », explique Amroune Layachi de la Laddh M’sila, joint par téléphone . Accusés tous les deux d' »atteinte aux préceptes de l’islam », Rachid a, pour rappel, été condamné par le tribunal de Sidi Aissa à « 5 ans de prison ferme ». Son voisin lui,  s’est vu infligé, par la même instance, une peine de « 3 ans de prison ferme ».

Le bureau de la Laddh à M’sila « a condamné, Dans un communiqué rendu public cet après-midi, l’arbitraire qui semble être, selon elle, être le fil conducteur dans les décisions de justice et dans l’atteinte à la liberté d’expression et demande au ministre de la justice de respecter cette dernière qui représente la clé d’un État de droit »

Meziane Abane

Amazday_n_Qum : Akken ma nella i lmend n weḥraz n yeksaben n Tubeṛ n 88

Ur yeǧǧi ara udabu ḍḍbayeɛ-nnes timesbaṭliyin yernu yerna iɛedda i tlisa deg ljuṛ d weḥmaqnnes.
Atɛeddi ɣef tlelliyin timegdayin ayɣef yefka weɣref adzayri azal ɣlayen, yuɣal yettili-d s
waṭas yernu tessagad tegnit am ta. Imi ay fernen ad sqedcen amḥaq deg leḥkem, bɣan
yemḍebbren ad fken tiyitiwin d tiqesḥanin i tallunin n tlelli drusen ay d-yeqqimen deg tmurt,
yernu yella-d, i tikkelt niḍen wetɛeddi ɣef yeksaben imegdayen ay d-kksen Yidzayriyen seg
Tubeṛ n 1988, deffir acḥal n yiseggasen n yimenɣi amerẓagu.
Leqwanin ineɣɣen tilelli ay yellan yagi, d wid ay la d-ssewjaden, la xennqen amussu n
tiddukliwin, zemren ad swaɣen tuggta tasertant d yenmula (ay yellan yagi deg tegnit
taweɛṛant), zemren ad swaɣen izerfan inmettiyen d yidamsanen. Acewwel n yimeɣnasen s
webrid n ccṛeɛ, ladɣa wid n wenẓul, d wid ay la yekkaten ɣef yizerfan n wemdan, d ayen ay dyesskanayen
tamuɣli n udabu-a yellan deg tezɣint…
Tamsalt n terga n tliẓri n KBC d amedya seg gar wiyaḍ ay d-yesskanayen aya. Aḥbas uɛḍil n
unemhal-nnes amatu, Mehdi Benaissa, anemhal-nnes n ufares, Riad Hartouf, d tnemhaltnnes
ɣer yidis n weɣlif n yedles, Nora Nedjai, d ṛṛay ur yettwaqbalen yernu nessiẓir-it s ljehd.
Amazday n Qum yeggar-d tiɣri i yiɣermanen d tɣermanin akken ad wliwlen deg waṭas yid-sen
i lmend:
– N ussuter n weslelli, war leɛḍil, n 3-a n yimeḥbas, Mehdi Benaissa, Riad Hartouf d
Nora Nedjai, ay yettwaḥebsen deg lbaṭel, am wakken ara yeḥbes ucaṛeɛ-nsen.
– N uḥuddu n yizerfan d tiddukliwin timegdayin.
– N temsetlelt turmidt yal tikkelt aydeg d-tettili tuggza ɣef kra n tlelli neɣ yal tikkelt
aydeg aɣerman ttwakksen-as yizerfan-nnes deg lbaṭel.
Ldzayer Tamaneɣt, 03 Yulyu 2016
Les initiateurs :
ADDAD Hakim- Militant politique
AYACHI H’mida – Journaliste
GUETTAL Nassima – Militante des droits de l’Homme
LARABI Samir – Journaliste
BESKRI Yasmine – Ingénieur
LABTER Amine – Dessinateur de presse
HERBANE Fatiha – Militante associative
MOKRANI Djalal – Militant associatif
ABANE Meziane – Journaliste
BOUCHERGUINE Adel – Journaliste
OUALI Hacen – Journaliste
SEMAOUNE Nassim – Journaliste
BOUBKEUR Nabil – Documentariste
SABEUR CHERIF Younes – Militant politique
DJABRI Mehdi – Militant politique
KADI Mohamed – Militant associatif

حركة_قم: كلنا من أجل الحفاظ على مكاسب أكتوبر

لم يتخل النظام الحاكم عن طبيعته االاستبدادية وها هو من جديد يقدم على تجاوز خطوط أخرى في منتهى الخطورة والتعسف.
إن المساس بالحريات الديموقراطية التي دفع في سبيلها الجزائريات .والجزائريين الثمن غاليا بات أمرا مكررا يدعو للقلق ،ويظهر ذلك جليا في سلوكات صناع القرار الذين
أصبحوا يعتمدون القمع كأسلوب في الحكم بطريقة منهجية لتوجيه ضربات قاسية ضد فضاءات الحرية المتبقية ،إنهم بهذا يقدمون مرة أخرى على إنتهاك المكاسب الديموقراطية التي إنتزعها الجزائريون في أكتوبر 88 بعد نضال مرير.
إن حزمة القوانين المجحفة سواء تلك التي صدرت مؤخرا أو التي هي قيد اإلعداد ال تزيد اال في خنق الحركة الجمعوية وتهديد التعددية السياسية والنقابية التي هي األخرى تواجه صعوبات جمة ،وأيضا الطعن في الحقوق اإلجتماعية واإلقتصادية، وتكشف المضايقات القضائية التي يتعرض لها الناشطون والمناضلون لسيما في الجنوب،والتهديدات التي تطال المدافعين عن حقوق اإلنسان عن الصورة
الحقيقية لنظام متأزم.
إن ما تعرضت إليه قناة الخبر من إجحاف هو مثال من عديد االمثلة التي تعبر عن هذا االنسداد،والتأزم وعلى هذا فاننا نعتبر أن إيداع كل من مدير قناة الخبر مهدي بن عيسى ومدير االنتاج رياض حرتوف و نورة نجاي مديرة بوزارة الثقافة رهن الحبس االحتياطي قرارا جائرا وغير مقبول نندد به بشدة.
نحن أعضاء حركة « قم » ندعو المواطنات والمواطنين للتجند الشامل من أجل:
– اإلفراج الفوري عن السجناء الثالثة – مهدي بن عيسى، رياض حرتوف ،ونورة نجاي- الذين زج بهم
في السجن ظلما،مع تشديدنا على وقف كل المتابعات القضائية .
– الدفاع دون هوادة عن الحقوق والحريات الديموقراطية.
– التضامن الفعال كلما تعرضت حريات المواطنات والمواطنين للتهديد وحقوقهم للتعسف.
الجزائر في 3 جويلية 2016
Les initiateurs :
ADDAD Hakim- Militant politique
AYACHI H’mida – Journaliste
GUETTAL Nassima – Militante des droits de l’Homme
LARABI Samir – Journaliste
BESKRI Yasmine – Ingénieur
LABTER Amine – Dessinateur de presse
HERBANE Fatiha – Militante associative
MOKRANI Djalal – Militant associatif
ABANE Meziane – Journaliste
BOUCHERGUINE Adel – Journaliste
OUALI Hacen – Journaliste
SEMAOUNE Nassim – Journaliste
BOUBKEUR Nabil – Documentariste
SABEUR CHERIF Younes – Militant politique
DJABRI Mehdi – Militant politique
KADI Mohamed – Militant associatif

Déclaration intégrale du collectif Qûm

Fidèle à sa nature autoritaire, le pouvoir franchi un nouveau cap dans l’arbitraire. Les atteintes aux libertés démocratiques chèrement acquises, se multiplient dangereusement. Erigeant la répression en mode de gouvernance, les tenants du pouvoir s’emploient systématiquement à porter des coups durs aux rares espaces de libertés. Les acquis démocratiques d’octobre 1988 arrachés de hautes luttes sont encore une fois bafoués.

Les lois liberticides – existantes et en préparation – étouffent le mouvement associatif, menacent le pluralisme politique et syndical déjà mis en difficulté, remettent en cause les droits sociaux et économiques. Le harcèlement judiciaire contre les militants notamment ceux du Sud et contre les défenseurs des droits humains confirment la logique d’un pouvoir en crise. .
L’épisode de la chaîne de télévision KBC en est la énième démonstration. La mise sous mandat de dépôt de son directeur général Mehdi Benaissa, de son directeur de production Riad Hartouf et de la directrice au ministère de la culture Nora Nedjai est une décision inacceptable que nous condamnons fermement.
Le Collectif Qum a appelle les citoyennes et citoyens à se mobiliser massivement
pour:
– Exiger la libération immédiate des trois détenus, Mehdi Benaissa, Riad Hartouf et Nora Nedjaï injustement incarcérés et la cessation des poursuites judiciaires.
– La défense des droits et libertés démocratiques.
– La solidarité active à chaque fois que la liberté est menacée ou qu’un citoyen ou citoyenne est injustement privé(e) de ses droits.
Alger le 03 juillet 2016
Les initiateurs :
ADDAD Hakim- Militant politique
AYACHI H’mida – Journaliste
GUETTAL Nassima – Militante des droits de l’Homme
LARABI Samir – Journaliste
BESKRI Yasmine – Ingénieur
LABTER Amine – Dessinateur de presse
HERBANE Fatiha – Militante associative
MOKRANI Djalal -Militant associatif
ABANE Meziane – Journaliste
BOUCHERGUINE Adel – Journaliste
OUALI Hacen – Journaliste
SEMAOUNE Nassim – Journaliste
BOUBKEUR Nabil – Documentariste
SABEUR CHERIF Younes – Militant politique
DJABRI Mehdi – Militant politique
KADI Mohamed – Militant associatif

Constantine, capitale de la culture arabe « Partir » ou « Rester » / Hichem Zoheïr Achi Adjoint au département Communication

Pour sauver « Constantine, capitale de la culture arabe 2015 »

Malgré un programme qui, dans l’ensemble, survole la ville, beaucoup ont accepté d’entrer au Comité exécutif pour allumer une bougie plutôt que de maudire l’obscurité. Entre autres actions, j’y ai proposé maintes choses pour pénétrer la culture de la ville et aller à la rencontre de ceux qui la font tous les jours, en amont des salles de spectacles. En vain, car ceux qui ont le vent en poupe préfèrent faire la fête dans Constantine et oublier les Constantinois. Une partie de l’opinion publique croit que le problème vient du département Communication de la manifestation. Or, il n’en est rien.

M’exprimant en mon nom personnel, je tiens à faire savoir que le département Communication ne reçoit que des bribes d’informations, le plus souvent tardives et inexactes, et ce n’est pas faute de les chercher. Sans compter les changements de dernière minute qu’on omet soigneusement de lui dire. Pis, alors que le département est censé informer, il apprend les informations concernant ses activités par la presse, voire dans la rue. D’ailleurs, le jeudi 16 avril 2015, le chef de département, Mohamed Kamel Belkacem, a jeté l’éponge et annoncé sa démission.

Une poignée de personnes, au Comité exécutif, ont fait une OPA sur la ville et sur sa culture. Ils disent « tout va bien » au ministère que je n’ai malheureusement pas le moyen d’alerter. Il appartient aux Constantinois et aux Algériens de se positionner par rapport à cette situation. Les Constantinois, tout spécialement, doivent comprendre que, s’ils restent silencieux, l’OPA continuera. Moi, je suis partagé entre partir pour ne pas cautionner et rester pour aider autant que possible. Pour trancher, c’est à vous tous que je m’en remets. Partagez ce texte et commentez-le, en écrivant simplement « Partir » ou « Rester ». La ville et le pays étant au dessus des intérêts personnels, j’assume d’ores et déjà tout reproche qu’on pourrait me faire au nom de la confidentialité. Je vous fais confiance et que Dieu nous vienne en aide.

Hichem Zoheïr Achi
Adjoint au département Communication

Constantine, capitale de la culture arabe : Lettre d’un Constantinois / Noureddine Nesrouche Journaliste à El Watan

AUCUNE EXCUSE

Ce serait mentir que de dire que je n’ai pas senti un pincement de bonheur à l’annonce du choix de Constantine pour accueillir l’événement 2015. Comme beaucoup de Constantinois, j’ai choisi de voir le bon côté des choses, en me disant que nous avions attendu trop longtemps, que nous avions été oubliés et marginalisés par le pouvoir jacobin et rancunier et qu’il était l’heure pour que cesse cet ostracisme et que Constantine soit enfin redressée. Mais une fois n’est pas coutume, la déception s’est vite installée en moi. Il y avait aux commandes de cette gigantesque entreprise les mêmes noms avec les mêmes méthodes et les mêmes objectifs inavoués, vils et pernicieux.
Des hommes venus faire de Constantine un nouveau prétexte pour un nouveau hold-up. Ce à quoi s’ajoute le déficit local en capacité managériale, conséquence de la marginalisation des compétences réfractaires au chant des sirènes et leur remplacement par une clientèle dont l’ascension est redevable aux liens du sang et à la corruption. Le résultat est affligeant et j’en ai vu de toutes les couleurs.
J’ai vu la gabegie et la prédation à l’échelle industrielle. Passe-droits, délits d’initiés et malversations en veux-tu en voilà. J’ai vu aussi des bulldozers, sous les ordres du wali, marcher chaque jour sur les parchemins sacrés de notre identité. Des marteaux-piqueurs traversant la chair de notre mémoire et en abuser tel des éléphants dans des magasins de porcelaine.
J’ai vu un homme trahi, expulsé de chez lui parce qu’il vendait des livres jugés subversifs par l’apparatchik local de la culture. Ah, ce clown qui prolonge 15 années de domination d’une famille pour qui le temps s’est arrêté il y a trop longtemps.
J’ai vu des hommes (et des femmes aussi) courir à la soupe, se marcher dessus et se faire insulter insensiblement. J’ai vu d’autres refuser la soupe et, désespérés de voir leur ville violée, se sont opposés avec dignité au crime. Merci Ahmed, merci Noureddine, merci à tous ceux et celles, anonymes, qui ont refusé de se taire et d’accepter l’humiliation par les miettes de la rente.
J’ai vu enfin le kitsch et la quincaillerie placés en guise de joaillerie par des ruraux paternalistes et autoritaires qui nous regardent d’en haut et prennent leurs bouffonneries pour du génie.
Et j’ai entendu – et comme moi vous l’avez entendu – l’hymne officiel : tout ira bien au pays de Ben Badis, chanté par des maîtres propagandistes, les uns candides, les autres calculateurs. 2015 passera inexorablement, les nouvelles blessures cicatriseront ou pas.
Mais aucune excuse ne peut justifier la trahison de Constantine.

Un fervent militant de toutes les causes en prison à Laghouat / Dz Wall

Non ne partez pas , n’ayez pas peur je ne suis pas un terroriste !!!

Moi c’est Belkacem Khencha , un Algérien comme tous les Algériens , enfin pas tous ..certains privilégiés tirent beaucoup plus d’avantages de leur Algerianité , pas moi .
Ne me jugez pas à ma barbe , je ne suis pas un djihadiste , je ne suis pas un intégriste , je ne suis pas un obscurantiste , je ne suis pas un Islamiste , je ne revendique pas un état , je ne méprise pas la femme , je respecte la différence , je ne suis ni Mohamed ni Kouachi ni Charlie ni Raef ni Sidi Zekri !!
Je suis juste un Algérien modeste qui sera jugé demain Mercredi à Laghouat .
Je n’ai tué personne , je n’ai pas violé , je n’ai pas volé , je n’ai pas vidé les caisses de l’état , je n’ai pas conspiré , j’ai juste marché pour les droits des chômeurs comme moi.
Je ne réclame pas ma part du pétrole , je ne veux pas de rentes , je ne veux pas de prêts bancaires fictifs , je ne veux pas d’aumône.
Je veux juste du travail , gagner ma vie à la sueur de mon front et préserver ma dignité.
Je suis Belkacem Khencha militant pour les droits des chômeurs en Algérie ; l’habit ne fait pas le moine et la barbe ne fait pas le djihadiste .

T.A

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