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La Solidarité n’est ni la charité ni la bienfaisance : Le collectif « le cœur sur la main», une initiative citoyenne qui réussie

Collectif, le cœur sur la main

Collectif, le cœur sur la main

Parce que l’accompagnement et la protection des plus vulnérables fait défaut en Algérie, les citoyens se sont mit eux même en action en dehors des organisations qui sont censés accomplir le travaille en matière solidarité. L’idée est d’offrir un cadre permanent dans lequel, les citoyens et les citoyennes peuvent participer par eux même à faire reculer l’hydre de la pauvreté.

Si vous êtes nécessiteux, vous cherchez des vêtements, du lait pour enfants, ou si vous êtes SDF et que vous ne trouvez pas avec quoi vous nourrir durant le froid de l’hiver, vous n’aurez qu’à chercher l’adresse 67 boulevard Krim Belkacem à Télemly sur Alger ou le siège national du MDS pour trouver de l’aide et être pris en charge selon les besoins. Une fois arrivé, il ne vous resterait qu’appelé Kader, l’initiateur du projet « le cœur sur la main » qui est en charge de ce travail noble basé sur le bénévolat et les contributions d’autrui ayant le sens de solidarité envers les autres.

Ce collectif créé en décembre 2012 est en fait, un prolongement des mouvements de solidarité extraordinaires qui se sont exprimés spontanément lors du séisme de Boumerdes et les inondations de Bab El Oued. Leur spontanéité était un signal et un indice « de la méfiance des citoyens algériens par rapport à des organisations caritatives officielles » explique, Kader Fares Affak, en parlant de son projet.

Le collectif comporte une dizaine de jeunes qui partagent les responsabilités et les taches prescrites afin d’assurer les objectifs et subvenir aux besoins des dizaines de familles qui tapent quotidiennement sur la porte du siège du collectif. Des bénévoles comme Naziha, Hakima, Hamza ou Mouna doivent être un exemple pour les autres. Un potentiel qui ne demande qu’à être encouragé et soutenu.

Du peuple au peuple

La salle de tris

La salle de tris

Ce fameux slogan étendu à toutes les entrées des institutions de la république caractérise assez bien l’action du « cœur sur la main ». Car c’est des familles qui viennent déposer leurs sacs de vêtements pour la plus part utilisés mais qui demeure en très bonne état, parfois même neufs, au profit d’autres familles qui viennent déposer leurs dossiers et trouver de l’aide. Donc, l’association offre à la fois le cadre, représente le lien entre ses familles et permet une meilleure organisation et une meilleure gestion des dossiers afin que tout nécessiteux soit bien servi.

L’association offre des pantalons, robes, T-shirts, vestes, des couvertures, chaussure des sacs et même des jeux pour enfants etc…

Nous n’avons pas tardé à recevoir une jeune fille d’une vingtaine d’année. Il paraissait être quelqu’un qui passe ses nuits dehors, vue l’état sale de ses habilles. Une SDF qui porte en plus, un bébé de quelques mois entre ses mains.

Une fois installée chez Naziha qui a pris le soin de l’écoutée pour pouvoir répondre à ses doléances, il s’est avéré que c’est une jeune femme divorcée, mariée par force à l’âge de 15 ans. Originaire de Mostaganem, elle a fuit son domicile après que son mari soit incarcéré. Elle a raconté qu’elle a préféré se réfugier à Alger à l’abri des regards que de rester à l’ouest où elle est indésirable. Pour cause, ses deux familles n’en veulent pas d’elle après avoir refusé de reprendre son mari à sa sortie de prison.

Sans s’étaler sur les raisons car elle n’a pas voulu y aller loin dans son histoire. La jeune fille a été bien servie en matière de vettement pour elle comme pour son enfant. Quant à son cas, elle a tellement intrigué les jeunes activistes qu’ils ont contacté sur le champ, des amis à eux pour la mettre dans un centre d’accueil « Darna » ou « notre maison », sis à Cinq Maison à l’est d’Alger.

Le collectif a servi jusqu’à-là au moins 400 familles de différentes régions du pays notamment d’Alger, Chlef, Bouira et pensent déjà à étendre l’action vers d’autres wilayas pour que le concept de solidarité puisse prendre racine dans ses régions d’Algérie. « Il y a même des familles qui nous ont sollicité de Souk Ahras. Le plus pratique et le plus rentable et qu’il ait un réseau de gens qui peuvent faire la même chose que nous à l’intérieur de cette wilaya » parle à ses camarades, Kader, lors d’une pause déjeuner.

Une action à renouveler l’hiver prochain

Action des repas chauds au profit des SDF

Action des repas chauds au profit des SDF

C’était leur toute première action durant l’hiver passé. Le cœur sur la main et en collaboration avec 11 autre associations, se relient les nuits pour l’alimentation en nourriture chaude, les SDF qui squattent les rues d’Alger du 1e mai jusqu’à Bab El Oued.

Au douzième jour, c’est au tour du collectif du « cœur sur la main » de prendre le relai. Le groupe de jeune se rassemble d’abords vers 17h00 pour s’organiser avant de prendre le chemin. Pour des mesures de sécurité et d’hygiène, ils préfèrent travailler avec les traiteurs qui respectent les normes et la qualité des repas.

C’est sur des fourgons de jeunes gens bénévoles, que les bénévoles prennent leur 200 sachets remplis de pain, viande, soupe, salade, la suite, le dessert et de l’eau pour rallié des rues comme celle de Maurice Audin, la grand poste, Télemly, la fayete, chemin d’œuvre jusqu’à Bab El Oued.

Personne ne peut vraiment savoir combien de SDF pourraient être la nuit à Alger car parmi ceux-là, il y a même beaucoup qui exercent dans la construction qui n’ont pas les moyens de s’héberger et de se payé un repas. Ajoutant, les voyageurs qui sont de passages sur Alger, les jeunes du collectif trouvent parfois des difficultés à satisfaire la demande.

« Les SDF sont livrés à eux même car Il n’y a pas de mécanismes qui peuvent les prendre en charge dans la continuité. Il est vrai que le croissant rouge ouvre ses restaurant en hiver mais il reste inefficace tout de même car les SDF répond à la loi de la rue et ne se déplacent la nuit dans le froid. De même pour le SAMU qui fait aussi un effort dans ce sens mais qui reste tout de même inefficace lui aussi car il ne couvre pas la majorité des SDF qui sont en croissance dans notre pays ».

Même s’il faut tenir en compte que l’aide apportée ne constitue pas une solution en soit car les SDF resteront bel et bien jusqu’à là, des sans abris, mais une action de ce genre les aide à retrouver un peu de force  en attendant de retrouver la dignité en bénéficiant d’un abri qui les protégera, du regard des passagers, du danger des agresseurs surtout pour les femmes, du soleil de l’été et du froid de l’hiver.

Pour le parrainage scolaire des élèves issus des familles démunies

Sans titre

L’idée consiste à trouver des familles aisées qui accepteraient de suivre des enfants de familles nécessiteuses dans leurs cursus scolaires. Ce projet en vue n’a pas encore réellement pris forme mais les membres du collectif font tout ce qu’ils peuvent pour le réussir par  l’usage de tout les contacts qu’ils ont pour en trouver des bénévoles et mettre en place un cadre pratique à cette initiative.

Les tentions familiales et leur conditions difficiles dans lesquelles ses élèves évoluent influes négativement sur la psychologie de ces enfants et leur cursus par conséquence. C’est à partir de ce constat que l’idée a surgi.

Le collectif s’organise aussi afin d’offrir à ses élèves des voyages d’été et leur permettre de s’extériorisé et oublié la misère dont ils vivent. « Sauver leur cursus scolaire signifie, réussir leurs vies » nous dit Naziha.

Réussir les études pour ses enfants est synonyme d’avoir plus de possibilités à trouver un boulot, aider la famille et ne plus se retrouver dans cette situation de démunissions ou de nécessité, rapplique Kader Fares AFFAK

Donc, le but de cette action de solidarité est de sortir ces familles des situations de crise et leur ouvrir le champ sur d’autres horizons qui leur ouvrira peut être les portes de la réussite.

Kader, refuse de donner un statut officiel à l’association qui active sans agrément jusque-là, car il pense que le statut tel qu’il rédigé par L’Etat ne lui permet pas de concrétiser la solidarité telle qu’il la conçoit.

Il faut dire que l’association a eu un grand écho notamment à Alger. Après plus de neufs mois d’exercice, le siège du collectif « cœur sur la main » est devenu presque un centre pour assistance sociale vue le nombre de femmes et de familles qui ne viennent des fois que pour discuter et partager leurs soucis avec les jeunes filles du collectif. Elles trouvent si bien leur tranquillité dans ce siège qui leur inspire la confiance et le calme et qui les aides à se défouler et oublier ne serait es que pour un moment la misère et la difficulté de la vie.

Peut être que l’idéal  pour que ce genre de dispositifs puissent réellement réussir, est qu’il y ait un partenariat entre les différents acteurs qu’ils soient des institutions de l’Etat, de la société civile, des collectivités locales ainsi que  les entreprises qui doivent consolider les forces afin de réussir cette noble mission.

Le collectif a réussi sa mission malgré le peu de moyens dont il a disposé. C’est grâce au courage de ses bénévoles ainsi que la solidarité des familles qui les ont alimentés en vêtement et autre affaires nécessaires à la vie afin préserver la dignité de ses nombreuses familles algériennes .

Aujourd’hui, ils l’avouent. Ils ont beaucoup de mal à continuer dans des conditions aussi difficiles. La raison pour laquelle ils tiennent à lancer ce message qui est le suivant :

< Nous avons fonctionné pendant une année avec nos propres moyens. Maintenant nous lançons un appel à tous les citoyens et citoyennes qui désirent participer avec nous dans cette noble tache, que ce soit par les moyens financier que par d’autre moyen afin de continuer notre travaille, qu’ils viennent participer avec nous soient dans l’élaboration, la mise en œuvre et le contrôle car nous sommes arrivé au bout de nos limites pour maintenir l’activité de l’association. Nous avons dépensé et de notre temps et de notre poche. Nous allons continuer le travail mais pour plus d’efficacité, il nous faut plus de moyens >.

Contact du collectif :

Adresse : 67 Boulevard Krim Belkacem, Télemly Alger

Kader Fares Affak: 0556041692

Groupe Facebook du collectif < Le Cœur sur la Main> : Cliquer ICI